LE GAEC D'ICART

 

En 2014, Isabelle Baudouin et moi-même avons été accueillis par Gaël Giordano à l'exploitation familiale d’Icart, du nom du lieu dit où se situe la ferme, à Sieuras. Nous en avons fait un petit reportage qu'on peut lire dans la rubrique ci-dessous.
 
Cependant, en 2016, Gaël prenait la décision de tranformer sa ferme en une exploitation plus respectueuse de l'environnement. C'est ce passage au bio qui a fait l'objet, en mars 2018, d'une interview conduite par Jacqueline Besson et moi-même. Pour lire cette interview, cliquer sur Passage au bio.

 

 

En ce lundi ensoleillé de fin septembre nous nous retrouvons à l'exploitation familiale d’Icart, du nom du lieu dit où se situe la ferme, à Sieuras. Nous sommes accueillis par Gaël, fils de Patricia et Rémi Giordano.

 


Depuis leur installation dans les années 80, l’activité de la famille se concentre, sur une surface de 225 ha, autour des céréales de grande culture, la production de lait et l’élevage de bœufs et de vaches pour la boucherie.
La culture des céréales comprend le blé (tendre et dur), le blé meunier (spécifique pour la boulangerie), le colza, le maïs et le tournesol oléïque (pour l'huile). Ici l’on pratique l’agriculture raisonnée, et on utilise ses propres semences en blé. L’ensemble de la récolte est vendu à la coopérative locale (CAPLA).
20 vaches laitières produisent le lait, qui de la même façon est vendu à la coopérative laitière.

 



Au bout de 4-5 ans d'élevage, les vaches et bœufs pour la viande (80 têtes) sont engraissés entre 5 et 6 mois et revendus en boucherie.

 


 

La collaboration entre les parents et le fils, alliance  de l’expérience  et de la jeunesse ouvre sur de nouveaux horizons. Mais il est très difficile de faire des prévisions car les prix des denrées agricoles sont très volatils à cause de la spéculation.
Aujourd’hui, pour s’adapter, pour être plus prêt de la réalité économique et environnementale, la ferme d’Icart entre dans une phase de transition.
Depuis quelque temps Gaël expérimente la culture de semences (maïs, colza, blé,carottes et radis) en pratiquant des techniques simplifiée de travaux du sol (semis direct, couvert végétal entre les productions).
L’idée principale, c’est l’abandon progressif de la production de lait, pour évoluer petit à petit vers l’élevage de bovins pour la viande. Ce qui veut dire valoriser en prairies les terres de cultures à flan de coteaux, difficiles à travailler et peu rentables au final, pour y laisser les bêtes en pâture. Produire de la viande de haute qualité et privilégier les circuits courts, les échanges locaux.
On le voit, le GAEC d'Icart a une grande diversité de production tendant vers la distribution locale et contribuant ainsi au dynamisme de notre petite commune.